et bien sur, la nuit est froide, humide, et très silencieuse! (n°5)

Il était bientôt 22h00, il faisait nuit bien sûr, et les rues de Raindown, faiblement éclairées et très embrumées, étaient devenues bien moins sympathiques. John et ses deux compagnons sortaient de chez Lorenzo, un ami de Paul, qui ne l’avait pas vu depuis la veille, à sa grande surprise. Tous trois avaient l’air songeur mais indéniablement inquiet.
« J’ai toujours pensé que ton frère n’était pas net, indiqua Eugène. Qu’est ce qui lui est passé par la tête ? »
 John s’asseya sur le trottoir et plongea sa tête entre ses mains. Eugène alluma une cigarette au thé (petite précision pour ceux qui ne sont toujours pas acclimaté à Barocland), Arthur se mit à ronchonner et marmonner, trépignant comme un enfant. La nuit était froide et humide, la rue incroyablement silencieuse. Soudain, sur le trottoir qui leur faisait face, une petite ombre, au ras du sol, s’approcha, avec deux points lumineux qui semblaient être à coup sûr, des yeux. Elle s’arrêta un instant. Seul Arthur l’avait remarqué et son sang se glaça car il n’arrivait pas à identifier cette chose. « Les gars, eh, oh... Souffla-t-il. » A cet instant même, l’ombre bondit.



Article ajouté le 2007-12-14 , consulté 69 fois

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